Vouloir être parent à la maison

Vouloir être parent à la maison

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Par Marie-Ève

Je pense qu’on romantise beaucoup l’image d’un parent à la maison quand on n’a pas encore d’enfants. En tout cas, je sais que moi je m’étais fait un tableau magnifiquement bucolique et zen, où mes nombreux enfants, en suit de lin blanc immaculé, couraient dans l’herbe en suivant les papillons, pendant que je jardinais joyeusement ou que je préparais une limonade maison dans l’allégresse…

Et puis, j’ai accouché.

Et puis, les pleurs intenses du 6 semaines sont arrivés.

Et puis, mon cerveau, habitué d’être (sur)exploité 24h/7 à l’université, c’est mis à tourner en rond.

Ça respirait moins la légèreté d’un doux printemps à la campagne. Surtout qu’on était en novembre, en pleine ville à Québec.

Tout à coup, l’anxiété de performance avec laquelle je vis, canalisée jusqu’ici dans mes travaux universitaires, vagabondait et m’empêchait de me consacrer à mon bébé, parce que « ce n’était pas productif ». Drôle de bebitte.

Quand on a quitté la grande ville (et mon réseau) pour Granby, j’ai frappé un mur. Pas d’amies, pas de réseau, pas d’activités. J’étais seule en tête à tête avec mon fils de 7 mois, dans un appartement pendant 40 heures à chaque semaine. Disons que notre première année a été difficile.

J’ai dû passer par plusieurs prises de conscience ardues, cheminer vers mon moi, pour me rendre compte que j’avais besoin de temps pour moi. Du temps pour me réaliser, pour me guérir (j’ai perdu deux bébés durant cette année-là…), pour prendre soin de moi et pour savoir qui je voulais être dans la vie. C’est donc en septembre suivant que mon enfant aux trésors a fait son entrée à la garderie… et où j’ai découvert que d’autres humains extraordinaires pouvaient s’occuper de lui sans heurt!

J’ai donc été maman-à-la-maison-sans-enfant plusieurs jours par semaine, et vous savez quoi? C’est le meilleur choix que je pouvais faire pour notre famille.

Là où je veux en venir, c’est que c’est okay de remettre en question nos choix quand on se rend compte qu’on n’y est plus confortable. C’est okay de se choisir. Se forcer à rester dans un rôle quand on n’y cadre pas, c’est inutilement difficile. Round peg square hole, vouloir faire entre un cercle dans un trou carré.

Je croyais que ma nature profonde était de rester à la maison durant les premières années de vie de mes enfants. Je pensais que ce serait naturel, que ça ferait partie de mon instinct naturel. PIRE. J’ai pensé que c’était le seul choix valable. Je me suis mise cette pression, cette rigidité, alors que je ne pouvais pas faire un choix éclairé à ce moment-là.

Je ne suis donc pas maman à la maison à temps plein. Je suis une multitude de choses. J’explore, je vis, j’envisage. Et surtout, je laisse aller.

Et le plus drôle dans tout ça… c’est que depuis que j’ai accouché de notre deuxième fils, nous sommes tous en famille à temps plein et c’est mon petit mari qui se rend compte qu’il aimerait être parent à la maison! Comme quoi…

Marie-Ève

Femme, amoureuse, maman, mamange et future sage-femme !

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